Littoral

Le bassin Loire-Bretagne comprend 40% de la façade maritime métropolitaine de la Rochelle au Mont-Saint-Michel. Le rôle du littoral est fondamental tant sur le plan des équilibres écologiques qu’en matière économique. Les zones littorales sont ainsi parmi les secteurs les plus productifs du point de vue biologique et les activités liées à la mer ou à sa proximité sont des axes importants de développement. C’est pourquoi le littoral fait l’objet d’une politique particulière sur le bassin.


Directive-cadre stratégie pour le milieu marin

La directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) a pour objectifs d’assurer la protection et la conservation des écosystèmes marins, d’en éviter la détérioration, d’en prévenir et d’en éliminer progressivement la pollution. Cette directive fixe un objectif d’atteinte du bon état écologique en 2020. Chaque sous-région marine doit ainsi élaborer d’ici 2015 un plan d’action pour le milieu marin (PAMM).

Au niveau de la gouvernance, l’autorité administrative et environnementale en sous-région marine est conférée pour chaque PAMM au binôme de préfets coordonnateurs de la sous-région marine. Ces derniers sont chargés d’organiser l’élaboration du PAMM - à l’exception de la définition du bon état écologique qui relève du ministre chargé de l’environnement - , de l’approuver et de coordonner sa mise en oeuvre.

A chaque étape de l’élaboration du PAMM, ils sollicitent les comités de bassin pour avis.

Sur le bassin Loire-Bretagne, le comité de bassin examine ainsi les PAMM des sous-régions marines, Manche mer du Nord, mers celtiques et golfe de Gascogne.

La commission Littoral du comité de bassin est chargée d’élaborer les avis du comité de bassin relatifs à la DCSMM sur le bassin Loire-Bretagne.

Cliquez sur le schéma ci-dessous pour retrouver ces entités au niveau de la planification sur le bassin.





Pour en savoir plus :

Les façades du bassin :

Algues vertes

Le littoral du bassin Loire-Bretagne est soumis à des phénomènes d’eutrophisation dont l’impact sur l’environnement est identifié depuis plusieurs années. Il est aujourd’hui clair que cet enjeu environnemental se double d’un enjeu de santé publique qui renforce le caractère prioritaire des actions à conduire. Ces phénomènes d’eutrophisation ont également des conséquences néfastes sur l’économie : impact des développements d’algues sur le tourisme, conséquences de la présence des micro-algues phytoplanctoniques (toxiques ou non) sur la production conchylicole. Les flux excessifs de nutriments parvenant sur le littoral sont à l’origine de ces phénomènes : azote pour les macro-algues telle que l’ulve (responsable des « marées vertes »), azote et phosphore pour le phytoplancton. Une réduction sensible des flux de nutriments est impérative. Tous les acteurs sont concernés : collectivités, industriels et activité agricole.

Afin de réduire significativement l’eutrophisation des eaux côtières et de transition, la disposition 10A-1 du Sdage Loire-Bretagne 2010-2015 fixe des objectifs environnementaux spécifiques à atteindre pour :

  • les Sage possédant une façade littorale sujette à des proliférations d’algues vertes figurant sur la carte des échouages présente dans le Sdage ;
  • les cours d’eau contributeurs d’importantes marées vertes Ces cours d’eau sont localisés dans 8 baies du bassin, dites baies « algues vertes ».

Ces 8 baies « algues vertes » sont également concernées par le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes présenté par l’État le 5 février 2010. Il est mis en oeuvre grâce à un accompagnement financier important de la part de l’État, des collectivités territoriales, de l’agence de l’eau Loire-Bretagne et de l’ADEME. Ce plan comprend un volet curatif destiné à structurer un schéma régional de ramassage et de traitement des algues vertes, un renforcement des dispositifs réglementaires et un volet préventif, dont les appels à projets de territoires à très basses fuites d’azote constituent la clé de voûte. La mise en oeuvre du plan algues vertes s’appuie en grande partie sur l’organisation des structures locales (Sage et bassins versants) et leur fonctionnement.

Le comité de bassin donne un avis sur la compatibilité, avec la disposition 10A-1, de tous les Sage concernés, à l’occasion de la présentation en comité de bassin, de la révision que chaque sage doit mener suite à l’adoption du Sdage 2010-2015.

Cliquez sur le schéma ci-dessus pour retrouver cette commission au niveau de la planification sur l’eau sur le bassin.

Pour en savoir plus :