Hydromorphologie des cours d’eau

Pour qu’une rivière atteigne le bon état écologique demandé par la Directive Cadre Européenne sur l’eau de 2000, elle doit satisfaire à certains critères de qualité chimiques et physico-chimiques. Mais cela ne suffit pas. Les caractéristiques physiques naturelles des rivières et de leurs annexes hydrauliques (les variations de profondeur, de courant, la structure et le substrat du lit, la structure de la rive, sa pente, la sinuosité du lit, etc.) jouent également un rôle car elles déterminent les capacités d’accueil des espèces. C’est ce qu’on appelle l’hydromorphologie.

Depuis bien longtemps, les cours d’eau font l’objet d’aménagements hydrauliques. Ces travaux qui « formatent » rivières, fleuves, lacs, etc., sont autant d’obstacles à leur bon fonctionnement. Digues, vannes, seuils, barrages, chenaux latéraux… ont été construits pour se protéger des crues ou produire de l’électricité, améliorer les voies de navigation, irriguer les champs… Tout cela perturbe fortement la qualité écologique du réseau hydrographique et des vallées alluviales, au même titre que les rejets polluants.

Il s’agit maintenant, pour atteindre les objectifs de bon état écologique, de retrouver partout où c’est possible des rivières naturelles et des zones humides, afin que les fonctions de ces écosystèmes puissent petit à petit se rétablir. C’est pourquoi des diagnostics hydromorphologiques sont réalisés en parallèle des analyses chimiques et biologiques dans les rivières et que des actions de restauration pourront être entreprises dans le cadre du programme de mesures du Schéma Directeur de Gestion et d’Aménagement des Eaux (SDAGE).

Outil de diagnostic hydromorphologique des cours d'eau (en cours de développement) :